Persona 5 : Strikers (2020)  - Jeu vidéo

Persona 5 : Strikers (2020) - Jeu vidéo

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Jeu vidéo de Omega Force et Atlus PlayStation 4, Nintendo Switch et PC Beat'em up et jeu de rôle 20 février 2020

Rejoignez les Voleurs Fantômes et combattez la corruption qui étend son emprise sur les villes japonaises. Des vacances d'été entre amis tournent court lorsqu'émerge une réalité déformée : dévoilez la vérité et faites briller le cœur de ceux qui ont été pris au piège au centre de la singularité!

Persona 5 : Strikers (2020) streaming VF

Preview effectué sur la version japonaise du titre sur Ps4 Pro, après 40h passé de jeu, donc vous l'avez devinez, non terminé pour le moment. Disons un peu moins que la moitié a vue de nez en prenant mon temps, les complétistes en auront pour leur argent.

Quand Persona 5 Scramble a été annoncé, avec Omega Force et Koei Tecmo derrière, il n'était pas difficile de voir dans le trailer un "Spin-off" du RPG qui a tant marqué les esprits avec son 5ème volet. Un gros, un Muso.

Mais ça, beh c'était avant. Parce que chez Atlus depuis, on aime bien voir les choses en grand. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que Scramble met les petits plats dans les grands pour nous raconter la suite de la vie de nos voleurs de coeurs favoris ! Je ne vais pas spoiler mais rester dans les grandes lignes, mais disons qu'aucun personnage ne sera laissé de côté cette fois, et qu'il est l'heure d'approfondir encore un peu plus leur caractère déjà bien marqué.

C'est sous forme de retrouvailles entre Ren (Joker) et ses potos de Tokyo pour les vacances d'été que les nouvelles aventures commencent, et autant dire qu'elle feront vraiment écho à Persona 5, dans le bon sens du terme.

Déjà, la question que tout le monde se pose : Oui. Persona Scramble reste du pur Persona et son nouveau système de combat -exclusif à cet épisode- joue le rôle de cerise sur le gâteau. Il n'est jamais évident de rendre un RPG au tour par tour en "autre chose". Mais Dieu nous garde, les équipes de développement sont des génies de la transition, et nous nous retrouvons face à un jeu ou les combats sont certes en temps réel, mais sans perdre le sel de la licence.

L'utilisation des Persona "Freeze" le temps, ou du moins le ralenti, pour évidemment viser les faiblesses adverses, et donc de profiter du fameux "One more" et autre "All out" qui en mettent toujours autant pleins la gueule. Si je devais qualifier Scramble dans une catégorie, je dirais "Action-Rpg" par défaut, mais honnêtement, c'est faute d'autres termes tant le jeu respecte tout les codes de Persona 5 mais en voulant le rendre plus...nerveux ? C'est un peu l'idée. Au pire, Une demo est disponible sur le store jap, même si elle prend un malin plaisir de s'arrêter quand le gros stuff arrive dans le jeu final.

Car malgré son côté "Je casse des dents", Scramble garde sa formule de Buff/Debuff, toutes les attaques sont présentes et touts le casting de Demons/Anges/Bite verte aussi. Et croyez moi, il n'est pas question de fan-service ici uniquement, les amateurs de challenges seront aux anges de voir que les stats sont toujours aussi importantes et que le bourrinage est la meilleure voie vers la défaite. Ça sent le Persona/Smt à des Kilomètres, et pourtant l'ambiance global en dehors des EXCELLENTS donjons (La aussi, difficile de ne pas être subjugué par l'inventivité de P-Studio encore une fois. C'est malin, grisant, amusant et franchement artistiquement à la hauteur de P5, facile.) se veut un tantineeeet plus détendu que dans l'épisode original.

Vacance oblige, vous allez voir du pays, Tokyo obligatoirement mais aussi bien d'autres endroits que je vous laisse découvrir pour pas vous niquer la surprise. (Oui, toi dans le fond, il y a bien Kyoto, rassure toi.)

Et pourtant, malgré le contexte des vacances et les nouveaux paysages qui font plaisir, nos héros -et les très bonnes nouvelles têtes- vont se prendre de gros coups de pression. Car contrairement à son grand-frére, Persona 5 Scramble aime titiller ses personnages (et le joueur) face à des dilemmes moraux moins simples que de défoncer le fion d'un directeur d'école qui mérite bien plus. La encore, on retrouve Persona, entre son écriture maîtrisée qui lui donne des airs de VN et son tranchant action toujours aussi classe. Car oui, Scramble parle autant que Persona 5, que les fans se rassurent : Le mot d'ordre est visiblement le respect ici.

La ou Scramble se démarque, c'est comme précisé plus haut, c'est sur quelques éléments modifiés pour mieux coller au rythme général du jeu : Exit donc le côté simulateur de vie, réduit ici à des visites dans les nouveaux paysages, pour y voir les lieux cultes, comme pour récolter des indices, faire ses achats, et...faire du curry pour ses potes, parce que Ren, c'est pas un rat. (Et que ça permet de récupérer des SP, et vous en aurez bien besoin.)

Et c'est la que le coté "dating sim" change un peu de voie aussi, exit les rendez-vous, mais bienvenue à un système de "Bande". Pour faire simple : Plus vous vous intéressez à vos potes, plus vous leur rendez service, plus vous êtes soudés au combat et plus une barre de progression augmente. Cette même barre offre des points utilisables sur un très large arbre d'améliorations et de compétences, complètement bien vu dans cet opus et terriblement nécessaire pour ne pas bouffer la poussière.

Car si il y a bien un point ou P5S ne rigole pas, c'est la barre de SP, d'une importance capitale. Lancer vos Persona comme des bourrins c'est bien beau, mais prendre soin d'avoir toujours la possibilité d'utiliser ses Persona c'est mieux. La barre fondant comme neige au soleil, on l'utilisera donc intelligemment et on pensera sympathiquement a l'augmenter dans l'arbre de compétence. Vous l'avez compris, P5S n'est pas le Muso no brain qui détend, mais comme Persona 5, un jeu intelligemment pensé dans ses changements. Pour le système de Waifu, n'ayant pas terminé le jeu car trop occupé à prendre mon temps sur les quêtes secondaires, je me contente de gratter sans savoir si répercussions il y aura. Le test sera mis à jour.

Pour ne pas changer, l'OST défonce sa race, avec des remix bien agréables, des thèmes inchangés car trop cultes et de nouveaux morceaux qui s'incrustent déjà comme des incontournables de la série, autant dire que quand les nouveau morceaux font leurs apparitions en même temps que les attaques "SHOW OVER", vous risquez de frissonner de plaisir devant votre écran. Parce que, le Show Over, c'est un finisher exclusif à chaque personnage et qui se mérite, mais bordel, c'est un feu d'artifice de fan service qui explose à l'écran en même temps que les 30 démons qui vous encerclaient il y a quelques secondes. La recette du Rollercoaster entre préparation des Phantom Thief et leur passage à l'attaque est toujours aussi habilement mise en scène et évidemment, toujours un grand moment pour le joueur.

En bref, en attendant sa potentielle -mais prévisible- apparition sur le sol occidental, vous voilà prévenus : Cette année s'annonce déjà bien grisante, avec l'arrivée imminente de "The Royal" chez nous, et en attendant, pour les allergiques à la langue de Naruto (quoi?), il y a déjà de quoi se frotter les mains d'avance sur l'arrivée de ce P5S, qui ne faisait absolument pas un clin d'oeil inutile quand il s'amusait a inverser son 2 par un S dans ses trailers.

Il mérite clairement son titre de suite indispensable.

Ps: Chui hyper crevé. Faites pas gaffes aux fautes ou autres passage du Coq à l'âne ici et là, je prendrais garde a mettre tout cela au propre une fois le jeu terminé, et donc du passage au test complet, et la tête moins dans le cul.