Alone in the Dark (1992)  - Jeu vidéo

Alone in the Dark (1992) - Jeu vidéo

945 SEED
331 LEECH

Jeu vidéo de Frédérick Raynal, Atari, Inc. et Infogrames PC, 3DO et Mac Action-Aventure et survival horror 1992

En 1924, le peintre Jeremy Hartwood, propriétaire de la fascinante demeure de Derceto (nommé d' après la divinité syrienne) située en Louisiane, est retrouvé mort au grenier, après avoir laissé une lettre dans le tiroir secret du piano. Après une enquête rapide, la police conclut au suicide. D'après les déclarations de son fidèle majordome, Jeremy semblait fort tourmenté ces derniers mois. Malgré sa santé précaire, il s'épuisait littéralement à lire et à traduire les anciens manuscrits dont regorge la bibliothèque de Derceto.

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Découvert en 1994 sur le vieux mac de la famille. Je me souviens plus des cauchemars que j'en faisais que du jeu lui-même. J'ai gardé pendant quelques années une frustration de ne jamais avoir réussi à progresser dans le jeu, je ne connaissais pas les solutions guidées et je m'efforçais d'avancer en me débrouillant. Je peux donc dire que j'ai mis 4 ans à finir ce jeu sans tricher ! Du grenier aux catacombes, j'ai tout fait !

Il parait tellement désuet ce jeu, on éclate de rire face aux 4 polygones qui constitue le héros ou les monstres. Pourtant c'est LE jeu qui a lancé tout les Silent Hill ou Resident Evil. Un décor en 2D avec des personnages 3D qui se déplace dedans. Déja ce principe est révolutionnaire, que ce soit en terme de technique et de jeu. On dirige un personnage dans un décor, on est pas à l'intérieur de sa tête, on ne s'identifie pas à lui, on le voit évoluer, se faire tuer, se battre, se noyer etc etc. il y a une mise à distance entre nous et ce héros qui répond au doux nom de Edward Carnby. Par exemple : Certains plans du jeu sont élaborés de manière à ne pas voir ce qui attend le héros au prochain couloir, jusqu'au dernier moment, on ne voit rien. C'est souvent tiré de Psycho et Shining. Des contre-plongées ou autres, des angles improbables.

L'histoire ? Edward Carnby est un détective fauché à qui on propose une petite mission d'héritage. Un peintre, Jeremy Hartwood s'est pendu dans le grenier de son manoir. La mission consiste à chercher la lettre testament. On a aussi le choix de prendre la nièce du peintre,Emily Hartwood. ça ne change pas grand chose au jeu.

Il y a donc une cinématique d'introduction où l'on voit une voiture dans la campagne, un gros plan sur une grenouille qui manque de se faire écraser, une grande maison et le héros qui sort de cette voiture. On le voit s'approcher... et là, le premier plan flippant, on voit une patte de monstre posé sur le rebord de la fenêtre d'où l'on voit le héros. Il rentre dans le manoir et la porte claque derrière lui. Il est enfermé. On suit le personnage jusqu'au grenier et le jeu commence tout en haut.

http://www.youtube.com/watch?v=z22DhbOZMbU

Nous voila dans le premier lieu du jeu, la musique s'enclenche, pas moyen de la faire écouter mais elle est très réussie, je l'ai toujours en tête. Les pas du héros font grincer le plancher de la vieille demeure, on voit déjà qu'il se déplace lentement, pour les nerfs et les courses poursuites c'est déjà prometteur. Très peu de bruitages mais ils sont tous cohérent avec le genre horreur/épouvante, les pas, les portes, le parquet, des hurlements lointains, des trucs-qu'onsait-pasceque-c'est. Le grenier met déjà la pression aux novices, à un moment donné, un zombie va sortir par une trappe et une goule va attaquer la fenêtre. Premier coup de peur, la caméra quitte le héros pour montrer par où arrive le monstre. Imaginez... on le voit apparaitre et s'éloigner de l'écran vers vous, changement de plans et hop, il est à quelques mètres du héros. Efficace parce qu'on en perd les commandes. (J'avais 7 ans aussi mais la magie est là)

Il est possible de se battre avec diverses armes, un vieux sabre, les poings, des armes à feu aux munitions très limitées (12 dans tout le jeu environ) Il y a certain monstres qu'on ne peut tuer que par le biais d'énigmes ou par l'utilisation d'objets. Il y en a d'autres qu'on ne peut pas tuer aussi. Par exemple : Dans le petit salon du 1er étage, il y a un fantôme assis dans un siège, immobile. Il ne faut surtout pas l'approcher de trop prés sinon il vous poursuivra pendant tout le jeu jusqu'à votre mort. C'est pervers, vous pensez l'avoir effleurer, vous vous rassurez puisqu'il ne bouge toujours pas et là... d'un petit mouvement de la tête, il va se lever très doucement et se transformer d'un coup en une sorte de tornade émettant un son horrible. Vous aurez beau essayer de courir, rien n'y fera.

Je pourrais donner toute la solution mais ce serait long. Les énigmes nécessitent de lire des livres dans le jeu, la plupart du temps ce sont des extraits d'oeuvres connues donnant des indices pour une énigme. Comme par exemple avec le livre de Persée.

Le jeu a été créé par Frédérick Raynal et une équipe réduite d'indépendants chez Infogrames. Ca été un grand succés, qui a eu aussi comme conséquence de rendre vendeur la licence, le 2éme opus a été pris en main par la compagnie dans un but plus commercial. Il est réussi mais on n'y perd quand même. J'en reparlerais.

Je ne précise pas que j'aime toujours ce jeu, j'ai encore les CD et les musiques. J'ai beaucoup de choses à dire donc il est probable que j'édite cette critique dans l'avenir.